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Découverte d’une nouvelle population de Tahina spectabilis – le palmier suicidaire

par Solofo Eric Rakotoarisoa, David Rabehevitra, Théophile Rajaonilaza et Hélène Ralimanana

L’une des espèces de plantes les plus charismatiques connues de Madagascar est le « palmier suicidaire », Tahina spectabilis (Tahina), décrit comme un nouveau genre en 2008 par John Dransfield de Kew et Mijoro Rakotoarinivo de Kew Madagascar Conservation Centre (KMCC) qui travaille actuellement à l’Université d’Antananarivo. Il a été découvert dans un petit site au nord-ouest de Madagascar par le directeur de la plantation de VERAMA Xavier Metz, et était connu seulement de 30 pieds adultes. La découverte était devenue une actualité mondiale, car ce magnifique palmier ne fleurit et ne donne des graines qu’une fois, puis meurt.
Tahina old site-1

Tahina spectabilis du site original, en tsingy.

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De nouvelles plantes localisées pour la première fois dans la NAP du Massif d’Itremo

par Romer Rabarijaona

L’identification des spécimens d’herbiers collectés dans la NAP du Massif d’Itremo en Janvier 2015 a permis de noter pour la première fois la présence d’environ une vingtaine de nouvelles distributions de plantes dans la localité. Parmi ces plantes, cinq espèces appartiennent à la famille des orchidées (Aerangis punctata, Bulbophyllum aubrevillei, Bulbophyllum perrieri, Calanthe sylvatica et Disperis oppositifolia) deux des rubiacées (Astiella tsaratananensis et Peponidium micranthum), deux fougères de la famille des Dryopteridacées (Elaphoglossum sieberi , Elaphoglossum spatulatum) et enfin un palmier (Ravenea madagascariensis).

 Les collectes ont été effectuées pour la majorité dans les forêts galeries de Maizinatoandro et toutes ces nouvelles distributions montrent une affinité floristique avec la région orientale de Madagascar. Par ailleurs, la découverte de Rhodocodon apiculatus dans la NAP du Massif d’Itremo consiste seulement en la troisième collection de l’espèce dans tout Madagascar, après celles de H. Perrier de la Bâthie, 1924 et J.N. Labat en 1993 à Majunga.

Dioscorea quartiniana A. Rich.
Ravenea madagascariens Becc.
Ravenea madagascariens Becc.

Les programmes de recherches de KMCC

Notre programme de recherches et de conservation est coordonné par l’équipe scientifique de Madagascar au sein du Royal Botanic Gardens, Kew. Ce sont des chercheurs issus des différentes spécialités relatifs à la taxonomie, la systématique et la conservation des plantes.

Les recherches au niveau taxonomique ont pour objectif de cataloguer la diversité biologique de Madagascar. Notre approche part ainsi de l’inventaire des différents sites à travers l’ile afin d’y collecter des échantillons botaniques. Actuellement, six groupes de plantes à Madagascar sont généralement étudiés : les Rubiacées, les Orchidées, les Aloès, les Palmiers, les Ignames et les Graminées. En outre, KMCC effectue également des recherches intensives sur la flore de l’Itremo dans le cadre de la production d’une check-list, à publier mi-2015.

Les recherches relatives à la conservation des espèces sont les études du statut de conservation des espèces autochtones selon les catégories et critères de l’UICN, l’étude des menaces sur la biodiversité à Madagascar, la gestion de l’aire protégée de l’Itremo et le projet Millenium Seed Bank Partenrship.

Rakotoarinivo M.

Les recherches sur les palmiers de Madagascar au sein de KMCC

Les recherches sur les palmiers de Madagascar au sein de KMCC

Madagascar figure parmi les territoires les plus riches en palmiers dans le monde. Avec les 202 espèces répertoriées actuellement, l’île compte trois fois plus d’espèces de palmiers que dans tout le continent Africain. En plus, le taux d’endémisme est élevé, estimé  à 98%.

Les recherches sur les palmiers de Madagascar menées par KMCC s’étendent sur le plan taxonomique, l’écologie et les tendances biogéographiques des espèces ainsi que sur leur conservation. Depuis 2008, une trentaine de nouvelles espèces ont été decrites, et en 2012, une mise à jour de l’évaluation du statut UICN des 192 espèces endémiques de Madagascar a été publiée sur le site web de la liste rouge (www.iucnredlist.org).

Une nouvelle clé d’identification des espèces sera mise en ligne en 2015. Cette clé d’identification, de nature interactive, comprendront toutes les espèces, natives ou naturalisées, reconnues actuellement à Madagascar. Elle intégrera donc toutes les espèces décrites après la publication de « The Palms of Madagascar » et constituera une base solide pour une identification correcte des espèces par tout le monde. En outre, une étude phylogénétique de toutes les espèces malgaches est également en cours au Royal Botanic Gardens, Kew. Le but de cette recherche consiste à établir une délimitation taxonomique bien définie pour chaque espèce.

Rakotoarinivo M.