Conservation de l’orchidée Angraecum longicalcar (Ambatofinandrahana)

Angraecum longicalcar en fleurs
Angraecum longicalcar en fleurs

La région d’Ambatofinandrahana constitue le seul site important pour l’espèce en danger critique Angraecum longicalcar parce qu’il renferme environ 131 individus dont seulement 13 sont des plantes mères. KMCC a établi un projet de conservation de la population restante de cette espèce avec la Communauté de Base COBA « Mahay Miray ». Cette dernière assure la protection d’une colline où vivent les plantes mères d’Angraecum longicalcar en installant régulièrement des pare-feux autour.

Réintroduction de vitro-plants vers le milieu naturel :

Une première réintroduction de 50 plantules d’Angraecum longicalcar issues de la multiplication in-vitro de graines a été effectuée par l’équipe de KMCC et certains membres du COBA sur une colline, proche du site des plantes mères sauvages. L’école primaire publique a été aussi impliquée dans le projet lors de l’acclimatation des vitro-plants dans une ombrière en bambou avant leur réintroduction en milieu naturel; les élèves y ont entretenu les jeunes plants. Une fois réintroduites, les plantules ont été maintenus (arrosage, désherbage, ombrage) pendant six mois par certains membres de la COBA. Cette réintroduction a été un succès car les 50 plantules ont bien survécu et sont en bonne croissance.

Une seconde réintroduction de 100 autres plantules a été réalisée en Janvier sur la même colline par la communauté de base, certains écoliers, des représentants du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza et l’équipe de KMCC.

Réintroduction de vitro-plants vers le milieu naturel
Réintroduction de vitro-plants vers le milieu naturel

Pollinisation manuelle : Pour une conservation à long-terme de cette plante, une pollinisation manuelle de quelques fleurs sera réalisée chaque année au moment de la floraison par la COBA pour produire des fruits pour les banques de graines (Silo National des Graines Forestières, Madagascar, et Millenium Seed Bank Partnership, Angleterre).

Maintenance des pare-feux : Dans cette région, l’agriculture sauf la culture de riz est très négligée par la population locale; Cependant, une amélioration dans leurs sources alimentaires s’avère nécessaire et la population locale s’est montrée enthousiaste de pratiquer d’autres cultures ; De ce fait, KMCC leur a suggéré d’aménager les zones de pare-feux en parcelles cultivables de cultures de rente en leur fournissant les premières semences de légumes (brèdes, choux, carottes, courgettes) et des matériels de culture (arrosoir, bêches, insecticides. Une culture d’ignames domestiques Dioscorea alata sera programmée pour le quatrième trimestre sur une partie des parcelles de pare-feux avec la COBA. KMCC fournira une formation pratique et des semences nécessaires pour démarrer cette activité.

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Les pare-feux transformees en parcelles de culture de rente.
Les pare-feux transformees en parcelles de culture de rente.

Rajaovelona L.

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Les recherches sur les orchidées de Madagascar

Bulbophyllum sp
Bulbophyllum sp.

La famille des orchidées compte actuellement plus de 1000 espèces à Madagascar. L’étude des orchidées au sein de KMCC se propose de réactualiser les données de chaque espèce sur son écologie, son mode de répartition et les recherches sur l’état de conservation des espèces afin d’atteindre les objectifs suivants :

  • l’élaboration des plans d’action pour la conservation des orchidées rares de Madagascar.
  • l’évaluation préliminaire des statuts de conservation de toutes les espèces selon les catégories de l’UICN.

Rajaovelona L.

Les programmes de recherches de KMCC

Notre programme de recherches et de conservation est coordonné par l’équipe scientifique de Madagascar au sein du Royal Botanic Gardens, Kew. Ce sont des chercheurs issus des différentes spécialités relatifs à la taxonomie, la systématique et la conservation des plantes.

Les recherches au niveau taxonomique ont pour objectif de cataloguer la diversité biologique de Madagascar. Notre approche part ainsi de l’inventaire des différents sites à travers l’ile afin d’y collecter des échantillons botaniques. Actuellement, six groupes de plantes à Madagascar sont généralement étudiés : les Rubiacées, les Orchidées, les Aloès, les Palmiers, les Ignames et les Graminées. En outre, KMCC effectue également des recherches intensives sur la flore de l’Itremo dans le cadre de la production d’une check-list, à publier mi-2015.

Les recherches relatives à la conservation des espèces sont les études du statut de conservation des espèces autochtones selon les catégories et critères de l’UICN, l’étude des menaces sur la biodiversité à Madagascar, la gestion de l’aire protégée de l’Itremo et le projet Millenium Seed Bank Partenrship.

Rakotoarinivo M.

Les recherches sur les palmiers de Madagascar au sein de KMCC

Les recherches sur les palmiers de Madagascar au sein de KMCC

Madagascar figure parmi les territoires les plus riches en palmiers dans le monde. Avec les 202 espèces répertoriées actuellement, l’île compte trois fois plus d’espèces de palmiers que dans tout le continent Africain. En plus, le taux d’endémisme est élevé, estimé  à 98%.

Les recherches sur les palmiers de Madagascar menées par KMCC s’étendent sur le plan taxonomique, l’écologie et les tendances biogéographiques des espèces ainsi que sur leur conservation. Depuis 2008, une trentaine de nouvelles espèces ont été decrites, et en 2012, une mise à jour de l’évaluation du statut UICN des 192 espèces endémiques de Madagascar a été publiée sur le site web de la liste rouge (www.iucnredlist.org).

Une nouvelle clé d’identification des espèces sera mise en ligne en 2015. Cette clé d’identification, de nature interactive, comprendront toutes les espèces, natives ou naturalisées, reconnues actuellement à Madagascar. Elle intégrera donc toutes les espèces décrites après la publication de « The Palms of Madagascar » et constituera une base solide pour une identification correcte des espèces par tout le monde. En outre, une étude phylogénétique de toutes les espèces malgaches est également en cours au Royal Botanic Gardens, Kew. Le but de cette recherche consiste à établir une délimitation taxonomique bien définie pour chaque espèce.

Rakotoarinivo M.

Agroforesterie et restauration dans la NAP du Massif d’Itremo

par Tiana Randriamboavonjy et Mamy Rasolofoarivony

Grâce au financement du Darwin Initiative, le projet sur l’agroforesterie initié par KMCC a commencé en octobre 2013 avec l’appui de deux partenaires locaux : le SNGF (Silo National des Graines Forestières) et l’ONG Ny Tanitsika Feedback Madagascar (NT), et d´autre part des communautés de base issues des neuf villages localisés dans la NAP du Massif d’Itremo et une autre du village Mahavanona, dans le district d’Ambatofinandrahana.

Ce projet de trois ans a pour objectifs la conservation de la biodiversité de la NAP du Massif d’Itremo et le maintien de ses services écologiques tout en supportant l’engagement de la communauté locale par la mise en place de techniques sur l’agroforesterie et la restauration forestière.

Globalement, ce projet comporte trois activités:

i) la production en pépinière des espèces de plantes utiles sélectionnées, autochtones ou introduites,

ii) la plantation des plants obtenus après semis à l’intérieur des plots de démonstration des villageois et,

iii) l’enrichissement des forêts de tapia à partir de plants issus des pépinières.

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Pépinière à Itremo pour le projet « Agroforesterie » de KMCC
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Jeunes plants de Tapia dans la pépinière d’Itremo.
Arrosage des plants d’Eucalyptus dans la pépinière d’Itremo.

La technique de plantation suivant le système Inga a été proposé dans ce projet. C’est une technique nouvelle pour les habitants, qui sont habitués à cultiver les plantes selon un système non conforme ni à leur besoin ni à leur subsistance. Des séances de formation et de suivi s’avèrent ainsi nécessaire avant et après l’exécution de chaque activité pour le succès de la collaboration avec les groupements villageois sélectionnés.

L’équipe en train de préparer les fruits de Inga.
L’équipe en train de préparer les fruits de Inga.

Ce projet travaille avec 20 pépiniéristes, 10 techniciens responsables des plots de démonstration et 20 agents de suivi. Les techniciens de KMCC, du SNGF et de NT sont les responsables des formations et des suivis réguliers sur chaque site d’intervention. Les groupements villageois ont bénéficié de trois types de formation et d’au moins une séance de suivi par site tous les deux mois. Actuellement, plus de huit espèces de plantes introduites et cinq autochtones ont été semées dans le cadre de ce projet ; certaines sont déjà en attente de transplantation sur le terrain.

Atelier des partenaires du projet Agroforesterie (Ranomafana, Juillet 2014).
Atelier des partenaires du projet Agroforesterie (Ranomafana, Juillet 2014).

L’intégration des autorités locales, le comité d’évaluation, contribue également au succès de ce projet. Ce comité, récemment formé, est composé des représentants ministériels locaux. Leurs responsabilités principales consistent à contrôler les activités à l’intérieur de la NAP. Par exemple, ce comité a suggéré l’équipe du projet l’amélioration de l’approche au niveau administratif et communautaire afin d’harmoniser les travaux envisagés relatifs au développement local.